Amar Dezic, l’entrepreneur qui a hissé sa Ferrari 296 GTB sur son balcon

À Vienne, un entrepreneur habitué aux voitures de luxe a préféré la grue au simple box en sous-sol. Faute de place de parking et après un refus net pour un deuxième garage, Amar Dezic a fait monter sa Ferrari 296 GTB de plus de 300 000 € sur le balcon de son appartement. Vidéos sur ... Lire plus
Antoine Châtelet
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À Vienne, un entrepreneur habitué aux voitures de luxe a préféré la grue au simple box en sous-sol. Faute de place de parking et après un refus net pour un deuxième garage, Amar Dezic a fait monter sa Ferrari 296 GTB de plus de 300 000 € sur le balcon de son appartement. Vidéos sur TikTok, grue en pleine rue, voisins médusés, puis autorités sur le pas de la porte : l’épisode résume assez bien la collision entre la culture supercar, les réseaux sociaux et des règles d’urbanisme qui n’ont jamais été pensées pour ce genre de mise en scène. L’histoire circule partout en Europe, parce qu’elle cristallise une question simple : jusqu’où un passionné fortuné peut-il aller pour protéger (et montrer) sa voiture de luxe dans une ville dense où la moindre place de parking se négocie plus cher que certaines citadines d’occasion.

Derrière l’image spectaculaire d’une Ferrari suspendue à une grue se cache pourtant un dossier complet : contraintes de stationnement dans les grandes métropoles, arbitrage entre passion automobile et bon sens, mais aussi usage assumé de l’excentricité comme stratégie commerciale. Amar Dezic n’est pas seulement un propriétaire capricieux, c’est un entrepreneur qui évolue dans la préparation automobile, donc quelqu’un qui sait parfaitement ce que représente une séquence virale pour son activité. La manœuvre interroge : coup de folie, coup marketing bien pensé, ou symptôme d’un marché des supercars qui vit désormais autant sur Instagram que sur l’asphalte des routes ouvertes.

En bref

  • Amar Dezic, jeune entrepreneur viennois, a fait hisser sa Ferrari 296 GTB de 830 ch sur le balcon de son appartement après le refus d’un second garage.
  • L’opération, réalisée par grue et largement diffusée sur TikTok, a coûté plusieurs milliers d’euros et n’a duré que quelques jours avant l’intervention de la régie et des autorités.
  • L’affaire met en lumière la tension entre passion automobile, densité urbaine et règles de sécurité, mais aussi une forme d’innovation spectaculaire au service du marketing.
  • La 296 GTB, hybride rechargeable d’environ 300 000 €, illustre le paradoxe de ces supercars modernes, coincées entre usage routier, objet d’apparat et outil de succès sur les réseaux.
  • Vienne n’est pas Dubaï : là où certains clients exposent leurs bolides dans leur salon, l’épisode d’Amar Dezic rappelle les limites techniques et juridiques des immeubles européens.

Amar Dezic, profil d’un entrepreneur auto entre passion et mise en scène

Pour comprendre l’épisode du balcon, il faut d’abord situer qui est Amar Dezic. À 28 ans, ce Viennois a déjà monté une structure de pièces et de tuning, évoluant dans un milieu où la voiture de luxe n’est pas seulement un plaisir personnel, mais aussi un outil de travail. Clients, partenaires et abonnés jugent en partie la crédibilité d’un préparateur à l’atelier, mais aussi aux autos qui stationnent devant. Concrètement, cette génération d’entrepreneurs auto joue sa réputation autant sur les ponts élévateurs que sur les réseaux sociaux.

Dans son parc personnel, on retrouve plusieurs modèles qui parlent immédiatement aux passionnés : Porsche Panamera, BMW M2, et désormais cette fameuse Ferrari 296 GTB. Ce n’est pas le profil du collectionneur discret qui stocke tout dans un entrepôt anonyme, mais celui d’un acteur de la scène tuning qui assume une image très visible. On est loin de l’amateur qui rame pour financer une auto d’exception sur dix ans de crédit.

Sur le terrain, voilà ce qui se passe : quand un préparateur expose une supercar récente, il ne montre pas seulement un caprice personnel. Il envoie un message clair au marché. Il dit qu’il maîtrise les technologies modernes, qu’il a accès à une clientèle capable d’aligner plusieurs centaines de milliers d’euros, et qu’il joue dans la cour des grands face aux ateliers allemands ou britanniques. Pour donner un ordre d’idée, une 296 GTB correctement équipée flirte avec les 300 000 €, auxquels il faut ajouter le malus, l’assurance et l’entretien. Autrement dit, ce n’est pas un décor en carton-pâte.

Tiens, détail intéressant : d’après ses déclarations à la presse autrichienne, Dezic affirme que le bailleur lui avait laissé entendre qu’un second garage ne poserait « aucun problème ». Au moment de concrétiser, changement de ton. Résultat, plusieurs voitures, une seule place couverte, et une 296 GTB laissée à l’extérieur, coincée entre des citadines banales. Pour qui connaît la psyché des clients supercars, le tableau suffit à déclencher une réaction épidermique. On ne met pas une Ferrari fraîchement livrée à côté d’une compacte rayée sous un lampadaire approximatif, surtout en hiver.

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Mon avis sec : ce profil d’entrepreneur jeune, exposé en ligne, avec un capital auto conséquent, rend presque logique la dérive vers une solution spectaculaire. Un propriétaire plus âgé, habitué aux contraintes de copropriété, aurait probablement cherché un box à louer en périphérie. Là, la réaction est beaucoup plus offensive, presque provocatrice. C’est ce mélange de passion réelle et de mise en scène assumée qui va guider tout le reste de l’histoire.

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La Ferrari 296 GTB sur un balcon à Vienne, récit d’une opération hors normes

Revenons au concret. Faute de garage disponible et après un deuxième refus, Amar Dezic contacte une entreprise de levage pour une mission très particulière : déposer une Ferrari 296 GTB de plus d’1,5 tonne sur le balcon de son appartement, situé au premier étage d’un immeuble du quartier de Floridsdorf. L’idée officielle est simple : protéger l’auto de l’hiver viennois, éviter les coups de portières, les jalousies nocturnes, et transformer cette terrasse en « box vitré » façon penthouse de Dubaï.

Sur place, les voisins assistent à une scène digne d’un tournage de pub. Rue barrée, grue de plusieurs dizaines de tonnes, élingues spéciales fixées au châssis, opérateurs concentrés pendant que l’auto s’élève lentement au-dessus du bitume. Chaque mètre gravi augmente le poids des images sur TikTok et Instagram. L’entrepreneur filme, commente, et pose ensuite devant sa Ferrari désormais installée « chez lui », littéralement à quelques mètres du canapé.

Concrètement, ça donne quoi pour la voiture et l’immeuble ? Une 296 GTB mesure environ 4,56 m de long pour 1,96 m de large. Un balcon standard européen ne dépasse pas souvent les 2,5 m de profondeur, parfois un peu plus sur des constructions récentes. On se retrouve donc avec un coupé hautes performances garé en travers, encastré contre la façade et la rambarde, quasiment impossible à bouger sans repasser par la case grue. Pour la manœuvre, comptez plusieurs milliers d’euros par levage, entre la préparation, la fermeture de rue et l’intervention des équipes.

Soit dit en passant, ce n’est pas la première fois qu’un propriétaire fortuné tente ce genre d’expérience. On se souvient de ce milliardaire australien qui a fait monter sa McLaren Senna à plus de 50 étages de hauteur pour l’exposer dans un appartement panoramique. Sauf qu’en Australie, le bâtiment avait été conçu avec ce scénario en tête, avec renforts structurels, accès spécifiques et équipe d’ingénierie dédiée. À Vienne, on parle d’un immeuble résidentiel classique, avec une copropriété, un syndic, des règles incendie et des voisins qui n’ont pas signé pour vivre sous une Ferrari suspendue.

Au bout de quelques jours, la fête s’arrête. Alertée par les vidéos virales, la régie de l’immeuble se penche sur le cas. La police du bâtiment aussi. Risques de surcharge, normes anti-incendie, évacuation en cas de sinistre, bruit lors de l’installation : le dossier s’alourdit vite. Le verdict tombe, sans surprise : la 296 GTB doit redescendre au sol. Une seconde grue est mandatée, encore quelques milliers d’euros envolés, et le « box aérien » retrouve son usage d’origine, à savoir une terrasse d’appartement.

Dernier point clé : l’auto finit par rejoindre un stationnement au sol, probablement dans la rue ou dans un espace plus classique lié à l’atelier de Dezic. Autrement dit, après un aller-retour coûteux, la Ferrari se retrouve exactement là où tout propriétaire prudent l’aurait mise dès le départ. Sauf qu’entre-temps, l’épisode a offert à son propriétaire un volume d’exposition médiatique qu’aucune campagne pub traditionnelle n’aurait égalé au même tarif.

Cette séquence vidéo, reprise par la presse auto et généraliste, transforme en quelques jours un préparateur local en visage connu bien au-delà de l’Autriche.

La Ferrari 296 GTB, un concentré de technologie que l’on ne laisse pas dormir dehors

Pour mesurer jusqu’où va la logique de protection d’Amar Dezic, il faut regarder de près ce qu’est une Ferrari 296 GTB. Ce modèle marque un tournant dans l’histoire récente de la marque italienne. Sous le capot, on ne trouve plus un V8 comme sur les 488 ou F8, mais un V6 biturbo de 2,9 litres, épaulé par un moteur électrique. L’ensemble délivre environ 830 chevaux, de quoi catapulter l’auto de 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes, avec une vitesse de pointe autour de 330 km/h.

Cette architecture hybride rechargeable permet de rouler en mode électrique sur quelques dizaines de kilomètres, pratique en ville ou pour quitter un quartier résidentiel sans réveiller tout le monde. Sur le papier, on parle donc d’une supercar qui jongle entre efficience, performances brutales et usage semi-quotidien. Le ticket d’entrée oscille autour de 300 000 € hors options lourdes, ce qui place la 296 GTB dans le très haut du panier des sportives actuelles.

Du côté des chiffres qui intéressent un passionné, on peut synthétiser la voiture ainsi :

Caractéristique Ferrari 296 GTB
Architecture moteur V6 2,9 l biturbo hybride rechargeable
Puissance cumulée Environ 830 ch
0 à 100 km/h Environ 2,9 s
Vitesse maximale Environ 330 km/h
Prix neuf estimatif Autour de 300 000 € selon configuration
Usage typique Route, circuit occasionnel, vitrine d’image

Sur un plan purement technique, une telle auto demande un minimum de précautions. Les pneus haute performance n’aiment ni les stationnements prolongés par grand froid, ni les trottoirs agressifs. Les freins carbone-céramique digèrent mal les longues immobilisations humides. Sans parler du risque de vandalisme ou de vol sur des segments où une simple rayure peut représenter plusieurs milliers d’euros de carrosserie et de peinture spécifique.

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D’expérience, trois cas de figure se dessinent chez les propriétaires de ce niveau de gamme. Certains louent des box sécurisés dans des parkings privés, quitte à traverser la ville pour récupérer l’auto. D’autres passent par des entrepôts spécialisés, parfois partagés avec d’autres passionnés, où l’on hiverne les voitures avec maintien de charge, housse dédiée et contrôle régulier. Enfin, une petite minorité opte pour des solutions spectaculaires, intégrant la voiture à l’architecture du logement : vitrines en façade, garages vitrés près du salon, ascenseurs à voiture.

Mon avis sec : la 296 GTB d’Amar Dezic relève clairement de cette troisième catégorie, mais sans la préparation structurelle et administrative qui va normalement avec. C’est là que le bât blesse. On ne pose pas un tel concentré de technologie sur une dalle de balcon sans étude de charge ni avis d’ingénieur béton. Au-delà du risque pour l’auto, c’est la sécurité de l’immeuble qui se retrouve engagée. On peut comprendre le réflexe de surprotection, beaucoup moins le manque de cadrage technique à l’origine.

Les essais détaillés de la 296 GTB confirment d’ailleurs que cette auto n’est pas qu’un trophée de salon, mais une vraie arme de piste, ce qui rend encore plus paradoxal son épisode immobilier.

Quand la mise en scène devient stratégie marketing pour un entrepreneur automobile

Il y a une dimension qu’il serait naïf d’ignorer dans cette affaire : la portée marketing. Amar Dezic n’est pas un particulier lambda, c’est un entrepreneur dans la préparation automobile. Chaque vidéo, chaque photo virale nourrit son image de spécialiste des voitures de luxe. Le balcon avec la Ferrari n’est pas seulement une lubie d’enfant gâté, c’est aussi une vitrine pour son activité.

Du coup, la question devient : l’opération était-elle une erreur ou une stratégie commerciale bien calibrée ? En gros, il sort plusieurs milliers d’euros pour l’aller-retour en grue, plus quelques jours de tension avec la copropriété. En échange, il obtient des millions de vues sur TikTok, des articles dans la presse internationale, et une place dans toutes les discussions auto du moment. Pour un préparateur qui vend des pièces et des préparations pour sportives, l’exposition vaut de l’or.

Les ingrédients du coup de com sont assez évidents :

  • Image frappante : une Ferrari posée sur un balcon, ça se comprend en une seconde, partout dans le monde.
  • Conflit implicite : passionné fortuné contre règles administratives et manque de parking.
  • Réseaux sociaux : une histoire qui tient en 30 secondes de vidéo verticale avec un texte simple.
  • Résonance culturelle : la comparaison implicite avec Dubaï, où ce genre de scène semble banal.

Ce que personne ne vous dit, c’est que ce type de mise en scène devient presque un outil standard pour certains acteurs du marché. On ne se contente plus d’afficher un parc de supercars proprement rangées, on crée une histoire, un événement. Dans ce paysage, une simple campagne d’affichage ou une bannière web fait pâle figure. La frontière entre communication et provocation se réduit, et certains franchissent la ligne en espérant que le buzz compensera les complications.

Dans le cas d’Amar Dezic, la manœuvre mêle clairement innovation et excès. L’idée de transformer un balcon en garage vitré n’est pas complètement délirante sur le plan architectural, à condition de partir du principe dès la conception du bâtiment. Des projets similaires existent déjà dans quelques villas modernes, notamment quand on parle de marques comme Ferrari, Lamborghini ou Bugatti, dont l’aura dépasse largement le cercle des seuls passionnés. On touche ici à la question plus large de la place des autos d’exception dans l’espace urbain contemporain.

Petit détour utile : si l’on regarde le contenu de sites spécialisés sur les marques de voitures de luxe, on voit bien que la narration autour des supercars évolue. On ne parle plus seulement de puissance, de 0 à 100 ou de chronos sur circuit. On parle d’architecture de maisons adaptées, d’ascenseurs à voitures, de box design visibles depuis le salon. L’auto devient un élément du décor de vie, presque au même titre qu’un tableau ou une sculpture contemporaine.

Mon avis sec : sur le plan strictement marketing, Amar Dezic a réussi son coup. Son nom circule partout, sa 296 GTB est devenue reconnaissable, et son profil TikTok a probablement gagné des dizaines de milliers d’abonnés. Sur le plan technique, juridique et relation de voisinage, c’est une autre histoire. À long terme, les clients vraiment sérieux jugeront davantage un préparateur sur sa rigueur et la qualité de ses autos que sur un coup d’éclat avec une grue dans la rue. L’équilibre entre visibilité et crédibilité reste fragile.

Urbanisme, sécurité et avenir des supercars en ville après l’épisode Dezic

La dernière question que pose cette histoire concerne l’avenir des supercars dans les grandes villes européennes. À Vienne comme à Paris, Lyon ou Barcelone, la densité augmente, les espaces de stationnement reculent, et les mairies poussent vers des mobilités plus sobres. Pendant ce temps, le marché des voitures de luxe continue de tourner avec des modèles toujours plus puissants, plus larges et plus chers. L’épisode du balcon d’Amar Dezic agit comme un révélateur de cette tension.

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Sur le terrain, plusieurs options se dessinent pour les propriétaires de supercars en ville. Certains acceptent de se décaler vers la périphérie pour stocker leurs autos dans des entrepôts dédiés, parfois mutualisés. D’autres revendiquent le droit de garder leurs bolides en centre-ville, au prix de loyers de box délirants ou de systèmes privatifs très coûteux. Une petite frange, enfin, cherche des solutions radicales, comme l’intégration de garages vitrés derrière les façades ou des plateformes élévatrices reliées directement aux appartements.

Concrètement, ça pose trois enjeux majeurs. Le premier est structurel : tous les bâtiments ne sont pas conçus pour supporter le poids concentré d’une voiture, encore moins d’une supercar. Le deuxième est réglementaire : les normes incendie et d’évacuation n’aiment pas la présence de réservoirs d’essence en hauteur, proches des logements. Le troisième est social : l’affichage ostentatoire d’un objet à 300 000 € dans un contexte urbain parfois tendu sur le plan économique peut rapidement envenimer les relations locales.

Sur ce dernier point, l’épisode Dezic intervient à un moment où les débats autour de la place de l’automobile en ville sont déjà très vifs. Zones à faibles émissions, restrictions pour les modèles thermiques, extension des voies cyclables : tout pousse les particuliers à revoir leur rapport à la voiture. Voir une Ferrari 296 GTB trôner sur un balcon au-dessus d’un trottoir ne peut que cristalliser des réactions contrastées, entre fascination et agacement.

Pour vous donner un ordre d’idée, un passionné qui achète une supercar aujourd’hui dans une grande capitale européenne prévoit souvent dès le départ un budget « immobilier auto ». Non pas pour agrandir son salon, mais pour sécuriser un espace cohérent avec la valeur de l’auto. Un box bien situé et sécurisé peut représenter entre 20 000 et 60 000 € à l’achat selon les villes. Certains renoncent à un second véhicule ou ajustent le budget de leur principale résidence uniquement pour préserver une place décente à leur sportive.

Pas envie de vous mentir : l’option balcon façon Amar Dezic restera marginale. Les copropriétés et les assureurs ont tout intérêt à serrer la vis après un tel épisode. En revanche, la pression de ces clients fortunés pousse déjà certains promoteurs à intégrer, dès la conception, des solutions plus raffinées pour les autos d’exception. Parkings privatifs sécurisés en sous-sol, accès directs aux appartements, caméras dédiées, prises de recharge optimisées pour hybrides et électriques, voire vitrines intérieures pour un ou deux modèles collector.

En filigrane, l’affaire rappelle surtout une chose : même dans le segment des supercars, l’usage réel de la voiture doit rester au centre. Une Ferrari 296 GTB est faite pour rouler, pour aller chatouiller ses limites sur circuit, pour enchaîner les routes de montagne, pas pour rester coincée entre deux murs de béton sur une terrasse. L’épisode viennois restera probablement comme une curiosité dans l’histoire de la marque, une sorte de pied de nez temporaire à la logique routière. À chacun ensuite de décider si c’est une vision inspirante ou un simple avertissement à ne pas reproduire.

Pourquoi Amar Dezic a-t-il hissé sa Ferrari 296 GTB sur son balcon ?

Après s’être vu refuser un second emplacement de garage par son bailleur, Amar Dezic, entrepreneur viennois dans le secteur de la préparation automobile, a cherché une solution pour protéger sa Ferrari 296 GTB des risques liés au stationnement dans la rue. Il a décidé de la faire déposer sur le balcon de son appartement à l’aide d’une grue, à la fois pour la mettre à l’abri et pour créer une mise en scène spectaculaire largement relayée sur TikTok et dans les médias.

Combien a coûté l’opération de levage de la Ferrari sur le balcon ?

Les montants exacts n’ont pas été détaillés facture par facture, mais Amar Dezic a indiqué que l’opération lui avait coûté plusieurs milliers d’euros pour la montée, puis à nouveau plusieurs milliers pour la descente, la grue ayant dû intervenir deux fois. Ce type de levage mobilise un matériel lourd, la fermeture d’une rue et une équipe spécialisée, ce qui explique rapidement l’addition.

Pourquoi la Ferrari 296 GTB a-t-elle finalement dû redescendre au sol ?

Après la diffusion des vidéos montrant la Ferrari installée sur le balcon, la régie de l’immeuble et les autorités compétentes ont examiné la situation. Elles ont évoqué des problèmes potentiels de surcharge de la dalle, des risques incendie et des questions de sécurité pour les occupants de l’immeuble. Faute de validation structurelle et réglementaire, il a été demandé à Amar Dezic de retirer le véhicule, ce qui a entraîné un second levage pour le ramener au sol.

La Ferrari 296 GTB est-elle adaptée à un usage quotidien en ville ?

Techniquement, la Ferrari 296 GTB, avec son V6 biturbo hybride rechargeable de 830 ch, reste une supercar avant tout conçue pour les performances. Elle peut rouler en mode électrique sur une courte distance, ce qui la rend plus discrète dans les quartiers résidentiels, mais sa largeur, sa garde au sol et sa valeur la rendent peu pratique pour un usage banal au quotidien, surtout dans les centres-villes denses où le stationnement est compliqué et les risques de dégradation importants.

Cet épisode a-t-il eu un impact sur l’image d’Amar Dezic en tant qu’entrepreneur automobile ?

L’opération a généré une forte exposition médiatique pour Amar Dezic, bien au-delà de la scène automobile autrichienne. Pour une partie du public, il renforce son image de passionné prêt à tout pour ses voitures, dans une logique presque expérimentale. Pour d’autres, le geste passe pour une excentricité inutile qui frôle l’irresponsabilité. D’un point de vue marketing, la visibilité est indéniable, mais elle s’accompagne d’un débat sur la frontière entre communication spectaculaire et respect des contraintes techniques et réglementaires.

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