Peugeot 505 : histoire, versions GTI et break, et cote en occasion

Fin des années 70, Peugeot prépare la relève de la 504, icône des taxis africains et des grandes familles françaises. La Peugeot 505 arrive en 1979 avec une mission claire : rester solide comme la 504, mais offrir une présentation plus moderne, des moteurs plus alertes et un confort aligné sur les berlines allemandes que ... Lire plus
Antoine Châtelet
Peugeot 505 histoire, versions GTI — Peugeot 505 voiture classique vintage

Fin des années 70, Peugeot prépare la relève de la 504, icône des taxis africains et des grandes familles françaises. La Peugeot 505 arrive en 1979 avec une mission claire : rester solide comme la 504, mais offrir une présentation plus moderne, des moteurs plus alertes et un confort aligné sur les berlines allemandes que tout le monde commence à regarder de près. Ligne signée Pininfarina, habitacle dessiné par Paul Bracq, propulsion et trains roulants sérieux : la base est bonne.

Très vite, les déclinaisons se multiplient, du diesel infatigable à la Peugeot 505 GTI, sans oublier la très logeable Peugeot 505 break et les versions Turbo et V6 qui viennent chasser sur les terres des BMW E28 et consorts. Quarante ans plus tard, cette grande berline reste une voiture ancienne très fréquentable, à condition de savoir quoi chercher et à quel prix.

Sur le marché actuel, la 505 n’est plus simplement un vieux taxi à pas cher. La montée en puissance des youngtimers a remis en lumière ce modèle, en particulier ses variantes haut de gamme. La cote occasion Peugeot 505 reste abordable sur les versions de base, mais grimpe sur les GTI, Turbo Injection, V6 et breaks bien préservés.

Des passionnés comme Marc, quadragénaire lyonnais qui a racheté la 505 STI paternelle pour la remettre en configuration d’origine, tirent le modèle vers le haut en imposant un niveau d’exigence plus élevé sur l’état, l’authenticité et l’historique. Concrètement, la 505 est en train de passer du statut de vieille familiale oubliée à celui de voiture de collection à part entière, avec des écarts de prix très nets entre les épaves, les autos de tous les jours et les beaux exemplaires.

  • Modèle emblématique lancé en 1979, dessin Pininfarina et architecture propulsion.
  • Évolution Peugeot 505 marquée par l’arrivée des Turbo, de la GTI, du V6 et des breaks familiaux.
  • Peugeot 505 caractéristique clé : confort, robustesse mécanique, vraie polyvalence familiale et professionnelle.
  • Peugeot 505 GTI et Turbo recherchées pour un usage passion, cote en hausse quand l’historique est limpide.
  • Peugeot 505 break plébiscité comme grande voyageuse et futur collector discret.
  • Prix voiture d’occasion en large fourchette, de quelques milliers d’euros à plus de 10 000€ selon version et état.

Histoire Peugeot 505 : genèse, carrière mondiale et évolutions majeures

La histoire Peugeot 505 commence en 1979, dans un contexte où Peugeot doit moderniser une gamme encore marquée par les 404 et 504. La 505 reprend la recette maison : moteur longitudinal à l’avant, propulsion, moteurs essence et diesel costauds, et surtout un confort routier calibré pour encaisser les nationales défoncées comme les autoroutes allemandes.

Histoire Peugeot 505 : genèse, carrière mondiale et évolutions majeures — Peugeot 505 voiture classique vintage

La berline ouvre le bal, rapidement rejointe par le break. Le design extérieur signé Pininfarina affiche des lignes nettes, carrées mais équilibrées, qui vieillissent beaucoup mieux que ce que certains annonçaient au lancement.

Dès les premières années, la gamme se structure autour des 1.8 et 2.0 essence et des 2.3 puis 2.5 diesel. Les finitions GL, GR, SR, STI, GRD, SRD installent la voiture dans le paysage comme une grande routière sérieuse. Les flottes d’entreprise et les taxis adoptent largement la 505, notamment en diesel. C’est là que se construit sa réputation d’outil de travail incassable, surtout en Afrique et en Amérique du Sud, où les 505 sont encore visibles aujourd’hui sur des routes que beaucoup de berlines modernes n’aimeraient pas fréquenter.

À partir de 1982, Peugeot ajoute une couche de performance avec les versions Turbo, en essence comme en diesel. Ce n’est pas qu’un gadget marketing : la 505 Turbo Injection vient chercher les berlines sportives allemandes sur leur terrain, tandis que le diesel turbo fait la joie des gros rouleurs. La montée en gamme se poursuit avec l’arrivée du V6 vers le milieu des années 80, un 2,8 litres d’environ 170 ch qui donne enfin à la 505 une vraie stature de haut de gamme sur le papier, même si sa diffusion restera plus confidentielle.

La fin de carrière en Europe arrive au début des années 90, avec l’arrivée de la 405 puis du duo 405/605 qui reprend le flambeau. Cela n’empêche pas la production de continuer à l’étranger jusqu’en 1992 et même au-delà sous licence, notamment en Amérique du Sud. C’est d’ailleurs une des clés de la longévité du modèle : une base technique robuste, simple à entretenir, qui accepte sans broncher les adaptations locales. Sur le terrain, les préparateurs comme les petits garages de province n’ont jamais été effrayés par une 505, ce qui facilite encore aujourd’hui l’entretien d’une voiture ancienne de ce type.

Ce que cette trajectoire raconte surtout, c’est la place de la 505 dans l’histoire Peugeot. Elle sert de pivot entre les générations 404/504, très rustiques, et les 405/406, plus modernes et plus complexes. Elle garde le meilleur des deux mondes : assez simple pour se réparer, assez moderne pour rouler encore régulièrement sans se sentir en décalage complet. C’est exactement ce qui en fait aujourd’hui une base saine pour un projet de voiture de collection sans sombrer dans le fétichisme hors de prix.

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Positionnement dans la gamme Peugeot et face aux concurrentes

Pour bien comprendre la 505, il faut la replacer dans la lignée des grandes Peugeot. La 404 incarnait le classicisme, la 504 la robustesse mondiale. La 505 ajoute une couche de modernité, notamment au niveau du style et des équipements. Elle reste pourtant très différente d’une 405 ou d’une 407, qui passeront à la traction et à plus d’électronique. Entre les deux mondes, la 505 fait figure de point d’équilibre, surtout pour ceux qui veulent une grande voiture utilisable sans plonger dans les diagnostics électroniques à répétition.

Modèle Période Caractère principal
404 1960-1975 Architecture classique, simplicité
504 1968-1983 Robustesse, usage taxi massif
505 1979-1992 Modernité relative, confort et polyvalence
405 1987-1997 Traction plus compacte, nouvelle ère
407 2004-2010 Technologie embarquée avancée

Face aux concurrentes allemandes de l’époque, la 505 jouait la carte du confort et de la discrétion. Une BMW E28 ou une Mercedes W123 avaient une image plus statutaire, mais aussi une cote nettement supérieure aujourd’hui. Mon avis sec : pour un budget identique en 2026, une 505 bien choisie donne souvent plus de voiture qu’une allemande fatiguée au même prix. C’est moins « image », mais plus rationnel si l’objectif est de rouler régulièrement sans puiser dans un budget restauration démesuré.

Peugeot 505 GTI et versions sportives : ce qu’il faut vraiment savoir

Dès que l’on aborde la Peugeot 505 GTI, les regards des passionnés changent. Fini l’image de taxi ou de familiale, place à la berline sportive à la française. La GTI repose sur le 2,2 litres injection, avec une puissance qui se situe autour de 130 ch selon les versions et marchés, et une mise au point châssis plus dynamique. Elle n’a pas la brutalité d’une 505 Turbo Injection, mais elle propose un compromis intéressant entre agrément, fiabilité et disponibilité des pièces. Sur le terrain, c’est souvent la version la plus pertinente pour un usage mixte balade / week-end.

Les versions Turbo Injection vont plus loin, avec un 2,2 litres suralimenté qui grimpe entre environ 150 et 180 ch selon les configurations. Là, la 505 devient réellement rapide. Les accélérations n’ont plus rien de placide, et le train arrière doit être respecté sur le mouillé. C’est typiquement le genre d’auto où un bon train de pneus et des amortisseurs en état font la différence entre plaisir et frayeur. Ce que personne ne vous dit : une Turbo mal entretenue peut coûter très cher à remettre d’aplomb, notamment si le turbo a pris du jeu ou si le circuit de suralimentation présente des fuites.

Au sommet de la pyramide, les V6 jouent un rôle de vitrine. Le 2,8 litres d’environ 170 ch ne transforme pas la 505 en missile, mais lui donne une onctuosité et une allonge que les 4 cylindres n’ont pas. Ce sont surtout des voitures de notables, souvent équipées en boîte automatique, avec un niveau d’équipement nettement supérieur. D’un point de vue collection, leur rareté les rend attractives, mais la complexité relative du V6 et la consommation doivent être acceptées sans rêver de miracle.

Points forts et faiblesses techniques des versions GTI, Turbo et V6

Sur les GTI, le bloc 2,2 injection reste globalement sain. Ce qui vieillit le plus mal, ce sont les périphériques : faisceaux, capteurs, débitmètre, pièces d’injection. Beaucoup d’exemplaires ont été bricolés dans les années 2000, avec des pièces adaptables de qualité variable. Acheter une GTI aujourd’hui impose de vérifier les références des éléments sensibles, de contrôler la stabilité du ralenti et la montée en régime. Un moteur qui hésite ou qui cale à chaud annonce en général une séance d’auto-école sur le circuit d’alimentation.

Pour les Turbo Injection, la liste de contrôle s’allonge. Pression de suralimentation cohérente, pas de fumée bleue à l’échappement, conduite d’huile du turbo étanche, échangeur propre : tout cela se vérifie en essai et sur un pont. Côté châssis, les silentblocs fatigués et les amortisseurs rincés transforment une Turbo en savonette. D’expérience, on tombe souvent sur trois cas de figure : l’auto d’origine avec gros budget à prévoir, la voiture déjà restaurée sérieusement, ou la pseudo préparation au turbo changé trois fois, à fuir.

Sur les V6, la vigilance se porte sur le refroidissement et les fuites éventuelles. Un V6 qui a surchauffé peut devenir une source sans fin d’ennuis. Radiateur propre, ventilateurs fonctionnels, circuit purgé correctement : ce n’est pas négociable. Côté transmission, les boîtes automatiques d’époque demandent un entretien rigoureux, avec vidanges régulières et conduite respectueuse. Un patinage au passage de rapport ou des à-coups doivent alerter immédiatement.

En résumé, mon avis sec sur ces versions sportives est simple : la GTI est le meilleur point d’entrée pour qui veut une 505 vive mais tenable en budget. La Turbo Injection est une gourmandise à réserver aux passionnés prêts à accepter un entretien suivi. Le V6 est un achat de connaisseur, à condition de cibler un exemplaire avec historique limpide et usage raisonnable.

Peugeot 505 break : la grande familiale devenue future collection

Le Peugeot 505 break a longtemps été la bête de somme des familles nombreuses, des artisans et des administrations. Empattement allongé, volume de coffre excellent, versions 7 ou 8 places selon les configurations : c’était la réponse française aux grandes familiales allemandes et aux Volvo de l’époque. Sur les routes de vacances comme sur les pistes africaines, le break 505 a tout transporté, des planches de surf aux sacs de ciment.

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Ce break se décline avec la plupart des motorisations de la berline : diesel atmosphérique, GTD Turbo, essence 2,0 et 2,2, et même V6 pour certaines séries. Le châssis encaisse très bien la charge, à condition que les suspensions arrière soient entretenues. C’est là que beaucoup d’exemplaires ont souffert : amortisseurs fatigués, ressorts affaissés, butées mortes. Sur un essai, la voiture ne doit pas talonner au moindre dos-d’âne, ni prendre un roulis caricatural en virage.

Sur le marché actuel, le break commence à sortir de l’anonymat. Les versions diesel propres, notamment les GTD Turbo, sont recherchées par ceux qui veulent une grande classique utilisable au quotidien ou en long voyage. La cote reste raisonnable, mais les beaux exemplaires, souvent à moins de 150 000 km, se négocient désormais entre environ 7 000 et 9 000 €, parfois plus quand la configuration est rare. C’est typiquement le genre de voiture qui a été détruite massivement à l’ère des primes à la casse, ce qui réduit aujourd’hui l’offre disponible.

Usage actuel et potentiel en collection

Le break 505 a un avantage net sur beaucoup de voiture ancienne : il reste pratique. Un collectionneur qui fait de la montagne ou qui a besoin de transporter du matériel peut s’en servir vraiment, pas uniquement le dimanche matin pour un rallye touristique. C’est ce qui explique qu’on en croise encore en usage semi-quotidien, souvent chez des passionnés de Peugeot qui ont déjà une 205 GTI ou une 504 cabriolet à côté.

Côté technique, la base reste classique et maîtrisable par n’importe quel bon garage. Les pièces d’usure courantes restent trouvables, parfois via des spécialistes de l’ancienne ou des stocks d’époque. Les rares difficultés apparaissent sur certaines pièces de carrosserie ou d’habillage intérieur, surtout pour les finitions hautes avec selleries spécifiques. Là encore, la communauté des clubs Peugeot joue un rôle crucial pour recenser les bonnes adresses et les refabrications sérieuses.

En utilisation, une 505 break diesel bien réglée reste capable d’avaler des centaines de kilomètres d’autoroute à un rythme correct, avec une consommation qui reste raisonnable. Ceux qui passent à l’essence gagnent en agrément sonore et en agrément de conduite, au prix d’un appétit supérieur. Pour un usage familial modéré, une version essence 2,0 ou 2,2 est souvent le meilleur compromis, surtout si la voiture ne roule pas tous les jours.

Dernier point, et pas des moindres : l’image. Une 505 break propre, jantes d’origine, peinture entretenue et galerie d’époque, ça parle immédiatement aux quarantenaires et cinquantenaires qui ont connu ces silhouettes sur la route des vacances. Pas besoin d’en faire une pseudo restomod pour attirer la sympathie. L’authenticité paie largement plus que les accessoires modernes mal intégrés.

Cote occasion Peugeot 505 : prix, exemples concrets et conseils pour bien acheter

Sur le marché, la cote occasion Peugeot 505 varie énormément selon la version, l’état et l’historique. Une berline 2,0 SR moyenne, affichant autour de 150 000 km, se trouve encore entre environ 3 000 et 4 000 € quand l’auto est saine et roulante. Les exemplaires fatigués, avec corrosion visible, intérieur usé et historique flou, descendent sous les 2 000 €, mais ce sont rarement des bonnes affaires à moyen terme.

Les versions spéciales montent plus haut. Une Turbo Injection propre, non bricolée, se positionne plutôt entre 6 000 et 8 000 €, voire davantage pour un exemplaire très peu kilométré avec dossier complet. Les V6, quand ils sortent, flirtent souvent avec les 9 000 à 11 000 €, surtout en configuration haut de gamme avec sellerie cuir et climatisation fonctionnelle. Pour les breaks, une GTD Turbo en bel état peut facilement dépasser 8 000 €. Autrement dit, le temps de la 505 à 800 € prêt à rouler est largement derrière nous.

Voici quelques ordres de grandeur réalistes pour 2026 :

  • Berline 2,0 SR/GR essence propre, 150 000 km environ : 3 000 à 4 500 €.
  • Break GTD Turbo en bel état, kilométrage raisonnable : 7 000 à 9 000 €.
  • STI ou GTI première main, intérieur préservé : 8 000 à 11 000 €.
  • Turbo Injection ou V6 rare, historique limpide : 10 000 à 14 000 € selon configuration.

Pour vous donner un ordre d’idée, Marc, évoqué plus haut, a acheté sa 505 STI de première main autour de 7 000 € avec 120 000 km. Dossier de factures complet, peinture d’origine, intérieur velours impeccable. Après une grosse révision (courroies, freins, amortisseurs, pneus), il s’en sort avec une voiture à environ 9 000 € tout compris, parfaitement roulante et présentable sur un rassemblement de voiture de collection.

Stratégie d’achat et contrôles indispensables

Pour une 505, l’ennemi numéro un reste la corrosion. Passages de roues, bas de caisse, planchers, longerons arrière, fixations de trains roulants : tout doit être inspecté minutieusement. Un apprêt frais ou un blackson récent sans dossier photo des travaux doit mettre la puce à l’oreille. Une 505 légèrement piquée mais jamais réparée sera souvent plus saine qu’une voiture maquillée grossièrement.

Autre point clé, l’authenticité. Entre les swaps moteur, les mélanges de pièces entre versions, les modifications de suspensions et les intérieurs changés, beaucoup de 505 ont perdu leur configuration d’origine. Pour une simple prix voiture d’occasion d’usage, ce n’est pas forcément dramatique. En revanche, pour une GTI, Turbo ou V6, la valeur résiduelle dépend fortement de la conformité à la fiche technique. Vérifier le VIN, les marquages de moteur, les finitions d’époque devient alors indispensable.

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Côté mécanique, les contrôles sont classiques : absence de bruits anormaux, montée en température cohérente, direction sans jeu excessif, freinage en ligne. Sur les diesels, le démarrage à froid raconte beaucoup de choses. Un moteur qui peine, fume excessivement ou cogne annonce des frais. Sur les essences à injection, les à-coups, trous à l’accélération et difficultés de démarrage à chaud indiquent souvent une électronique vieillissante ou des capteurs à bout de souffle.

Mon avis sec pour l’acheteur en 2026 : mieux vaut payer 2 000 € de plus une 505 vraiment saine, entretenue et documentée qu’économiser à l’achat sur un exemplaire à reprendre partout. Le différentiel se rattrape très vite en évitant des travaux lourds de carrosserie ou une mécanique à refaire.

Peugeot 505 caractéristique, ressources et avenir sur le marché des voitures de collection

En guise de synthèse technique, les Peugeot 505 caractéristique qui reviennent systématiquement sont simples à lister : propulsion, moteurs longitudinalement implantés, suspension arrière robuste, habitacle spacieux, style anguleux mais équilibré et comportement routier sain quand tout est en ordre. Ajoutez à cela une accessibilité mécanique appréciable et un réseau informel de garages et spécialistes habitués à ce type de berline, et vous obtenez un cocktail très intéressant pour un passionné qui ne veut pas se limiter à la contemplation.

La documentation disponible en ligne est abondante. Fiches techniques, manuels d’atelier, catalogues de pièces, forums dédiés à la marque : tout existe pour aider à identifier une version, vérifier une option ou retrouver une référence. La consultation du VIN permet de confirmer la configuration d’origine, ce qui est précieux pour sécuriser un achat. Les clubs Peugeot et les groupes spécialisés sur les réseaux sociaux complètent ce dispositif, avec des retours d’expérience concrets et des annonces qui ne passent pas toujours par les grandes plateformes.

Sur le plan des tendances, la 505 suit la vague générale des années 80. La demande augmente pour les voitures qui rappellent cette décennie, avec un look immédiatement identifiable et une conduite analogique. La 505 a plusieurs cartes à jouer : la version GTI pour les amateurs de berlines sportives, la Turbo pour ceux qui veulent quelque chose de plus méchant, le break pour les familles passionnées et les V6 pour les collectionneurs en quête de rareté. Chaque profil d’acheteur peut y trouver sa déclinaison, ce qui n’est pas le cas de toutes les anciennes.

Le mouvement de fond est clair : la 505 sort progressivement du segment « vieilles Peugeot de campagne » pour entrer dans celui des youngtimers assumés. Les restaurations de qualité se multiplient, les restaurations bâclées se voient plus vite, et les acheteurs deviennent plus exigeants. Pour qui sait lire ce marché, il reste encore des fenêtres d’opportunité, notamment sur les berlines essence propres et les breaks diesel peu kilométrés, encore sous-valorisés par rapport aux GTI et Turbo plus médiatisées.

Au final, la 505 occupe une place à part dans le paysage des voiture de collection françaises : suffisamment robuste pour rouler, suffisamment raffinée pour donner envie de la bichonner, et encore abordable sur une bonne partie de la gamme. Ceux qui hésitent feraient bien de ne pas attendre trop longtemps, car les plus beaux exemplaires ne redescendront pas en prix.

Quel est le meilleur choix entre une Peugeot 505 GTI et une Turbo Injection ?

Pour un usage mixte balade et trajets occasionnels, la Peugeot 505 GTI offre le meilleur compromis. Son 2,2 litres injection est performant sans être trop pointu, l’entretien reste gérable et la consommation reste raisonnable pour l’époque. La Turbo Injection est plus rapide et plus rare, mais demande une vigilance accrue sur la suralimentation, le refroidissement et le châssis. Pour une première 505 sportive, la GTI est généralement plus pertinente que la Turbo, à réserver aux passionnés prêts à assumer un entretien plus technique.

La Peugeot 505 break est-elle adaptée à un usage régulier aujourd’hui ?

Oui, à condition de choisir un exemplaire sain et bien entretenu. Le Peugeot 505 break garde une vraie capacité de chargement et une tenue de route correcte, surtout avec des suspensions en bon état. Une version diesel GTD Turbo conviendra mieux aux gros rouleurs, tandis qu’une essence 2,0 ou 2,2 sera agréable pour un usage de loisir. Il faut simplement accepter une consommation supérieure à celle d’un break moderne et prévoir un entretien préventif sur les freins, les trains roulants et le circuit de refroidissement.

Quelle est la fourchette de prix voiture d’occasion pour une Peugeot 505 en bon état ?

En 2026, une berline 2,0 SR/GR en bon état se situe la plupart du temps entre 3 000 et 4 500 €. Un break GTD Turbo propre tourne autour de 7 000 à 9 000 €. Les versions plus rares comme les GTI, STI très propres ou les V6 peuvent atteindre 10 000 à 14 000 € selon l’historique, le kilométrage et l’authenticité. Les exemplaires à prix très bas cachent souvent de la corrosion ou des travaux mécaniques lourds, ce qui peut alourdir fortement la facture finale.

Quels sont les points de corrosion critiques à vérifier sur une Peugeot 505 ?

Les zones sensibles sont les bas de caisse, les passages de roues, les planchers (sous les tapis), les longerons arrière et les points de fixation des trains roulants. Il faut aussi inspecter le contour du pare-brise, le bas des portes et la malle arrière. Une 505 maquillée avec un blackson récent sans photos des travaux doit être examinée avec prudence. Une légère corrosion de surface est courante sur une voiture ancienne, mais les perforations et les réparations approximatives peuvent rapidement faire exploser un budget de restauration.

La Peugeot 505 est-elle une bonne base pour un premier projet de voiture de collection ?

Oui, si le choix se porte sur une version simple et saine, par exemple une berline 2,0 essence ou un diesel atmosphérique entretenu. La technique reste accessible, les pièces d’usure sont encore disponibles et la communauté Peugeot est active pour l’entraide. Les versions complexes (Turbo, V6) sont plutôt à réserver à un second projet ou à un acheteur déjà habitué aux contraintes d’une ancienne. Bien choisie, une 505 permet de découvrir le monde de la voiture de collection en roulant vraiment, sans se limiter aux sorties ponctuelles.

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