Tout comprendre au pneu 205/55 R16 : indices 91V, 91H et choix par saison

Sur une dimension aussi répandue que le pneu 205/55 R16, beaucoup d’automobilistes roulent sans vraiment savoir ce que signifient les chiffres, encore moins les lettres comme indice 91V ou indice 91H. Pourtant, derrière ces marquages se cachent le comportement de la voiture au freinage, la tenue de cap sur autoroute et une bonne partie de ... Lire plus
Antoine Châtelet
découvrez tout ce qu'il faut savoir sur le pneu 205/55 r16 : signification des indices 91v et 91h, conseils pour choisir le pneu adapté selon la saison, et guide complet pour optimiser votre sécurité et performance.

Sur une dimension aussi répandue que le pneu 205/55 R16, beaucoup d’automobilistes roulent sans vraiment savoir ce que signifient les chiffres, encore moins les lettres comme indice 91V ou indice 91H. Pourtant, derrière ces marquages se cachent le comportement de la voiture au freinage, la tenue de cap sur autoroute et une bonne partie de la facture carburant. Entre les contraintes d’homologation, la loi Montagne pour les déplacements en zones froides et les nouvelles générations de citadines électrifiées, un mauvais choix de pneus peut transformer une compacte rassurante en voiture floue, voire limite dangereuse en cas d’évitement d’urgence.

Imaginons Damien, propriétaire d’une Golf 7 TDI qui circule surtout entre Lyon et Grenoble. Il doit remplacer ses gommes avant et tombe sur une promo en ligne avec un mélange d’indice de charge et d’indice de vitesse qui ne correspond pas tout à fait au carnet d’entretien. Le vendeur lui garantit que « ça passera ». Sur le terrain, ce genre de compromis se paye au premier freinage appuyé sous la pluie ou à 140 km/h réels en Allemagne. Comprendre les dimensions pneu, le marquage 205/55 R16, le bon pneu été ou pneu hiver et le bon choix saisonnier évite ce genre de loterie. L’idée est simple : décoder ce que vous avez gravé sur le flanc, relier ça à un usage concret et en tirer un plan clair pour rouler en sécurité, sans surpayer ni sous-dimensionner.

  • 205/55 R16 décrit la largeur, la hauteur de flanc et le diamètre de jante : ce n’est pas un code marketing, mais la fiche d’identité du pneu.
  • Les indices 91V et 91H combinent indice de charge (poids supporté) et indice de vitesse (vitesse maximale admissible).
  • Le choix saisonnier entre pneu été, pneu hiver et toutes saisons modifie directement votre marge de manœuvre sur route mouillée ou enneigée.
  • Les marquages M+S et 3PMSF conditionnent la conformité à la loi Montagne et aux contrôles en zones de montagne.
  • Une bonne pression, une rotation régulière et un stockage soigné prolongent la durée de vie d’un jeu de pneus 205/55 R16 de plusieurs années.

Lecture complète du marquage 205/55 R16 91V ou 91H

Pour un automobiliste, apprendre à lire un flanc de pneu vaut largement une après-midi passée à comparer des fiches techniques. Le marquage pneu 205/55 R16 concentre déjà trois informations essentielles : largeur, hauteur de flanc et diamètre de jante. Concrètement, le « 205 » correspond à la largeur nominale en millimètres, mesurée entre les deux flancs. Pour Damien et sa Golf, cela signifie un pneu de 205 mm de large, ce qui reste un bon compromis entre stabilité en ligne droite et confort de roulement.

Le « 55 » indique le rapport entre la hauteur du flanc et cette largeur. Il s’agit d’un pourcentage : ici, le flanc fait 55 % de 205 mm. Ce ratio joue beaucoup sur le comportement de l’auto : plus il est bas, plus le flanc est tendu, précis en virage, mais moins il filtre les défauts de la route. À 55, on reste dans un équilibre typique des compactes et berlines moyennes, avec une marge de confort correcte sans transformer la voiture en bateau.

La lettre « R » renvoie à la structure du pneu, dite radiale. Les nappes de renfort traversent le pneu de manière perpendiculaire au sens de roulage, avec des ceintures métalliques sous la bande de roulement. Cette architecture domine le marché depuis des décennies pour une bonne raison : usure plus régulière, résistance au roulement réduite et meilleure stabilité à haute vitesse. En gros, sauf cas très particulier, si vous voyez autre chose que « R » sur une voiture récente, c’est qu’il y a un souci.

Le « 16 » qui suit correspond au diamètre intérieur du pneu, en pouces, adapté à la jante. Un pneu 205/55 R16 doit impérativement être monté sur une jante de 16 pouces, ni plus ni moins. Tenter un montage sur une jante d’un autre diamètre mène droit au refus de montage en centre auto, et heureusement. Beaucoup de conducteurs jouent en revanche sur la largeur ou le rapport d’aspect pour « remplir le passage de roue ». Sur une compacte de série, c’est rarement une bonne idée : la direction se charge, la conso grimpe et parfois l’assurance se fera un plaisir de discuter en cas de sinistre.

Reste la partie qui fâche quand elle est mal choisie : les chiffres et lettres du type 91V ou 91H. Le nombre, ici 91, représente l’indice de charge. En clair, il indique la masse maximale supportée par un pneu à sa pression nominale. L’indice 91 équivaut à 615 kg par pneu, ce qui donne un total théorique de 2 460 kg pour les quatre roues. Pour une Golf, une Mégane ou une 308, on est large, même chargé pour les vacances.

La lettre qui suit exprime l’indice de vitesse. H signifie qu’à charge nominale, le pneu est homologué jusqu’à 210 km/h. V monte la barre à 240 km/h. Beaucoup de compactes essence ou diesel puissantes, voire de petites hybrides bien motorisées, utilisent le indice 91V en monte d’origine pour rester cohérentes avec leur vitesse maximale annoncée. Des versions plus sages acceptent parfois l’indice 91H, ce qui peut ouvrir la porte à des pneus un peu moins chers ou plus orientés confort.

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Sur le terrain, l’écart H/V ne se limite pas à une lettre sur le flanc. Un pneu V est généralement pensé pour garder sa rigidité de carcasse plus longtemps à haute vitesse, avec des mélanges de gomme et des ceintures légèrement différents. Résultat : direction un peu plus précise, mais parfois bruit de roulement plus présent. Pour un conducteur qui ne dépasse jamais 140 km/h, un bon 91H peut se tenir très correctement, sous réserve de respecter le niveau d’homologation prévu par le constructeur.

Un dernier point souvent oublié : certains pneus affichent aussi un marquage constructeur, du type « AO » pour Audi ou « MO » pour Mercedes. Sur un pneu 205/55 R16, ce sigle indique une version développée spécifiquement pour un modèle ou une marque, avec un réglage fin du confort, du bruit ou de la résistance au roulement. Pour un véhicule livré d’origine avec ce type de pneumatique, rester sur une version marquée permet de conserver exactement le ressenti prévu par l’ingénieur châssis.

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Tableau récapitulatif des marquages 205/55 R16, 91H et 91V

Pour visualiser d’un coup d’œil les principaux éléments, ce tableau synthétise ce qui se cache derrière les marquages les plus fréquents sur cette dimension.

Marquage Signification Impact concret sur le véhicule
205 Largeur du pneu en mm Surface de contact, stabilité et consommation
55 Rapport hauteur de flanc / largeur en % Compromis confort / précision de direction
R Structure radiale Usure régulière, bon comportement à haute vitesse
16 Diamètre de jante en pouces Compatibilité avec la roue, esthétique globale
indice 91H 615 kg par pneu, max 210 km/h Profil adapté aux compactes et berlines tranquilles
indice 91V 615 kg par pneu, max 240 km/h Réserve de vitesse pour versions puissantes

Au final, lire ce marquage revient à connaître la carte d’identité dynamique de la voiture. Ignorer ces données, c’est laisser quelqu’un d’autre choisir pour vous l’équilibre entre confort, précision et marge de sécurité.

205/55 R16 91V ou 91H : quels indices choisir pour votre usage

Dès que l’on parle indice de charge et indice de vitesse, les vendeurs aiment minimiser l’enjeu. Pourtant, ces deux paramètres tiennent une place centrale dans la sécurité routière. Pour un même pneu 205/55 R16, choisir un 89 au lieu de 91, ou un T au lieu de H, ce n’est pas un détail. Dans le cas de Damien, la Golf roule souvent chargée, coffre plein et parfois quatre adultes à bord. Rester au minimum en 91 est donc non négociable.

La base, c’est simple : on ne descend jamais en dessous de l’indice prévu par le constructeur. Monter plus haut en charge peut se justifier sur un véhicule très sollicité (taxis, VTC, gros rouleurs), mais il faut vérifier l’impact sur le confort. Un pneu « renforcé » avec un indice supérieur sera parfois plus raide, ce qui peut fatiguer les amortisseurs déjà âgés. L’idée n’est pas de jouer au pseudo-4×4 sur une compacte, mais de rester cohérent avec le poids réel du véhicule et son usage.

Sur l’indice de vitesse, la discussion est plus nuancée entre indice 91V et indice 91H. Une compacte qui ne dépassera jamais les limitations françaises se satisfera très bien du H, à condition qu’il soit homologué dans le manuel. À l’inverse, une GTI ou un break puissant livré d’origine en V doit rester en V. Non pas pour rouler à 240 km/h sur le périphérique, mais parce que toute la mise au point châssis a été faite avec ce niveau de rigidité de carcasse.

La tentation de descendre d’indice pour gagner quelques euros sur un train de pneus revient régulièrement. Mon avis sec : sur une familiale qui transporte des enfants, ce n’est pas le poste de dépense sur lequel économiser. Une différence de 8 ou 10 euros par pneu disparaît très vite face au coût d’un choc, même sans blessé, sans parler de la responsabilité vis-à-vis de l’assurance si l’expert découvre des pneus sous-dimensionnés.

Tiens, détail que peu de vendeurs évoquent : le contrôle technique note de plus en plus précisément les incohérences entre dimensions pneu et données constructeur. Un 205/55 R16 monté avec un indice de vitesse en dessous de la valeur minimale peut déclencher une contre-visite. Et même si l’auto sort avec une simple remarque, le jour où vous aurez besoin d’un recours en cas d’accident, ce genre de détail ne jouera pas en votre faveur.

Pour les véhicules électriques qui adoptent cette dimension, la logique reste identique, mais la marge sur l’indice de charge se réduit, car les batteries pèsent lourd. Un 205/55 R16 94V pourra alors se montrer plus pertinent qu’un 91V pour encaisser les kilos supplémentaires et les accélérations franches, tout en conservant une bonne durée de vie. Sur ces modèles, descendre d’un cran sur l’indice de charge revient à rogner sur la structure même du pneu.

D’ailleurs, les pneus marqués constructeur (AO, MO, N0, etc.) sont parfois calibrés avec une combinaison particulière d’indice et de carcasse pour travailler de concert avec les aides électroniques. Sur certaines compactes premium, changer brutalement de philosophie de pneu peut faire réagir l’ESP ou l’ABS de manière plus intrusive, ce qui n’a rien de rassurant sur une petite route humide.

En résumé, le bon couple indice 91H ou indice 91V ne se choisit pas à la louche, mais en fonction du manuel, du type de moteur et du profil d’utilisation. Celui qui enchaîne les trajets autoroutiers chargés et les descentes de col aura tout intérêt à suivre à la lettre la préconisation haute, plutôt que de bricoler.

Pneu été, pneu hiver ou toutes saisons : le bon choix saisonnier en 205/55 R16

Le choix saisonnier reste le point où les habitudes et le marketing brouillent le plus les cartes. Entre le discours rassurant des pneus toutes saisons, les obligations de la loi Montagne et la réalité d’un hiver qui varie énormément entre Marseille et Annecy, il faut revenir aux fondamentaux pour un pneu 205/55 R16. Un pneu été est conçu pour travailler au mieux au-dessus de 7 °C, avec une gomme plus ferme qui résiste à la chaleur et une bande de roulement optimisée pour l’évacuation de l’eau.

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Un pneu hiver adapté, lui, reste souple quand la température chute. La différence se voit immédiatement en atelier : les lamelles sont plus nombreuses, les blocs de gomme « mordent » la neige et le verglas. Le marquage 3PMSF, avec le pictogramme montagne et flocon, garantit que le pneu a passé des tests objectifs sur neige. Le simple sigle M+S, pour Mud & Snow, relève davantage de l’autodéclaration du fabricant. Pas envie de vous mentir : en termes de freinage sur neige tassée, un vrai 3PMSF laisse un simple M+S plusieurs longueurs derrière.

Pour un conducteur qui circule majoritairement sur le plat, en climat tempéré, un jeu de toutes saisons en pneu 205/55 R16 peut tenir la route. Ces gommes offrent une solution intermédiaire, avec une capacité correcte en été et une vraie amélioration par rapport à un été pur dès que la température tombe. Mais elles ne remplaceront jamais un bon pneu hiver sur un col enneigé de Savoie. Mon avis sec : au-dessus de deux à trois semaines de conditions hivernales sérieuses par an, un second jeu de roues en 205/55 R16 dédié à l’hiver devient pertinent.

Damien, justement, qui habite à côté de Grenoble et monte régulièrement en station, a intérêt à basculer en pneu hiver 3PMSF sur cette dimension. Deux effets immédiats : distances de freinage réduites en dessous de 7 °C, même sur le sec, et motricité préservée dans les côtes enneigées. D’expérience, un simple train de bons pneus hiver permet à une compacte traction de suivre, voire de dépasser, des SUV en pneus été sur la moindre montée bien blanche.

Au fait, un point souvent oublié : les indices changent parfois entre été et hiver. La réglementation autorise un indice de vitesse hiver inférieur à celui des pneus été d’origine, à condition de respecter un marquage visible à bord (autocollant rappelant la vitesse maximale du pneu, par exemple 190 km/h). Beaucoup de conducteurs ne le savent pas et s’inquiètent de voir un H à la place du V sur leur facture. Tant que c’est prévu dans la fiche technique et que la vitesse de pointe réelle du véhicule reste cohérente, ce n’est pas un problème.

Côté budget, comptez en général de 50 à 70 € pour un pneu été 205/55 R16 de marque intermédiaire, plutôt 70 à 110 € pour un modèle premium été ou hiver, selon la marque. Les toutes saisons se placent en général entre les deux. Pour vous donner un ordre d’idée, basculer sur deux jeux complets (été + hiver) peut sembler coûteux au départ, mais l’usure se partage entre les saisons. Sur cinq ans, le surcoût réel reste souvent inférieur à ce que l’on imagine, avec en bonus un gain énorme en sécurité routière dès que la météo tourne.

En conclusion de cette partie, le bon choix saisonnier sur un pneu 205/55 R16 se décide en regardant franchement sa météo locale, ses trajets et son niveau d’acceptation du risque. Celui qui ne quitte jamais le périphérique ni les zones urbaines pourra vivre avec un très bon toutes saisons. Celui qui affronte des cols, des routes de campagne froides ou qui part en vacances en montagne se prive inutilement en restant en été toute l’année.

Homologation, marquages hiver et enjeux de sécurité routière

Dès que l’on sort du simple acte d’achat pour parler loi et assurance, les marquages prennent une autre dimension. Sur un pneu 205/55 R16, la présence du pictogramme 3PMSF est désormais incontournable pour ceux qui traversent des zones soumises à la loi Montagne. Ce petit logo montagne à trois pics avec flocon n’est pas un gadget graphique : il atteste que le pneu a passé un test standardisé d’adhérence sur neige.

Le sigle M+S signale quant à lui que le fabricant classe son produit comme apte à la boue et à la neige. Sur un pneu toutes saisons 205/55 R16, on le retrouve très souvent, mais sans garantie d’un niveau minimal de performance sur neige. C’est là toute la différence : le 3PMSF est lié à un protocole de test, le M+S ne l’est pas. Les forces de l’ordre, lors de contrôles en zones de montagne, s’attachent surtout au premier.

Au-delà de l’hiver, la législation joue aussi sur les indices 91V et 91H. Un pneu avec un indice de charge insuffisant par rapport à la carte grise ou aux préconisations peut être considéré comme non conforme. En cas d’accident, l’expert mandaté par l’assurance ne se privera pas de le noter, surtout si la voiture est fortement endommagée. Ici, la sécurité routière et la sécurité juridique se rejoignent clairement.

Les constructeurs ajoutent, on l’a vu, leurs propres marquages : AO pour Audi, MO pour Mercedes, N0 à N2 pour Porsche, etc. Sur un 205/55 R16, ce type de marquage apparaît surtout sur des compactes et berlines premium. Les différences ne sont pas seulement cosmétiques : rigidité des flancs ajustée, bruit de roulement travaillé, compatibilité avec certains systèmes d’aide à la conduite. Pour un véhicule encore sous garantie constructeur, s’écarter totalement de ces spécifications peut servir de prétexte en cas de litige sur un problème de tenue de route ou d’usure prématurée.

Tiens, un autre marquage intéresse de plus en plus les conducteurs : l’étiquette européenne collée sur chaque pneu neuf. Elle renseigne sur la résistance au roulement (impact sur la consommation), l’adhérence sur sol mouillé et le bruit extérieur. Sur un pneu 205/55 R16 utilisé surtout en ville et sur autoroute, une bonne note en adhérence mouillé vaut bien souvent plus qu’un demi-décibel de bruit en moins. Sur le terrain, ce sont ces quelques mètres gagnés au freinage qui font la différence.

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Dans la pratique, un automobiliste bien informé regardera donc, dans l’ordre : dimension exacte, indice de charge et de vitesse conformes, présence ou non du marquage hiver 3PMSF si nécessaire, puis étiquette européenne pour arbitrer entre plusieurs modèles. Ce que personne ne vous dit, c’est que certains pneus très agressifs en marketing sur « la sportivité » se retrouvent avec des notes moyennes sur le mouillé, alors que des références moins bruyantes offrent un grip très sérieux et une usure régulière.

Pour la dimension pneu 205/55 R16, très répandue, l’avantage est clair : l’offre est pléthorique, et il est possible de trouver des modèles bien notés dans toutes les gammes de prix. Autant s’en servir pour viser une combinaison cohérente plutôt que de prendre « ce qu’il y a en stock » au premier centre venu.

Entretien, usure et durée de vie des pneus 205/55 R16

Une fois la bonne dimension et le bon marquage choisis, le travail n’est pas terminé. Un pneu 205/55 R16 mal gonflé, mal aligné ou mal stocké perd une bonne partie de ses qualités, quelle que soit sa marque. La première habitude à prendre reste la vérification de la pression à froid, au moins une fois par mois et avant chaque long trajet. Un sous-gonflage de 0,3 à 0,5 bar augmente nettement la consommation, échauffe la carcasse et accélère l’usure des épaules.

Sur un véhicule traction équipé de cette dimension, les pneus avant encaissent la motricité, la direction et la majorité du freinage. D’où une usure plus rapide à l’avant. La rotation des pneus, tous les 10 000 à 12 000 km, permet de rééquilibrer l’usure : on bascule alors les pneus avant à l’arrière et inversement, en respectant le sens de rotation si le profil est directionnel. C’est une simple ligne sur une facture d’entretien, mais la durée de vie d’un train peut facilement gagner plusieurs milliers de kilomètres.

Le témoin d’usure à 1,6 mm, présent dans les sillons, sert de repère légal minimal. Pour la sécurité routière, attendre d’atteindre ce niveau, surtout sur des trajets autoroutiers sous la pluie, relève du pari. Passé 3 mm de profondeur, les performances sur sol mouillé chutent déjà sensiblement. Sur un pneu hiver 205/55 R16, on conseille même de réfléchir au remplacement dès que la profondeur tombe sous 4 mm, sous peine de transformer un pneu « neige » en simple pneu froid sans grand intérêt.

Les signes de remplacement ne se limitent pas à la profondeur. Vibrations nouvelles, bruit inhabituel, usure en facettes ou plus marquée sur un seul côté du pneu doivent alerter. Souvent, ces symptômes trahissent un problème de parallélisme ou d’amortisseur fatigué. Laisser traîner, c’est user prématurément un train entier de pneus 205/55 R16, au lieu de corriger un réglage de géométrie pour un coût raisonnable.

Côté stockage, les pneus démontés pour l’hiver ou l’été ne gagnent rien à être oubliés au fond d’un jardin. L’idéal reste un local sec, tempéré, à l’abri de la lumière directe. Stocker les pneus montés sur jantes couchés ou empilés reste pratique, tandis que des pneus nus préfèrent une position verticale. Un simple marquage au feutre sur le flanc (« AVG », « ARD ») facilite ensuite la remise en place au bon endroit.

Sur la durée, un pneu 205/55 R16 bien entretenu tient en général entre 30 000 et 50 000 km à l’avant, parfois davantage à l’arrière selon le style de conduite. En années, on considère souvent qu’au-delà de 6 à 8 ans, même un pneu peu usé commence à vieillir par le caoutchouc. Des microfissures apparaissent, la gomme durcit et le grip se dégrade, surtout sur sol mouillé. À ce stade, remplacer préventivement un train, même encore au-dessus des témoins, reste un choix raisonnable.

Bref, le meilleur pneu, même parfaitement dimensionné et doté du bon indice 91V ou indice 91H, ne donnera son potentiel que si l’entretien suit. Un manomètre fiable dans le garage, un oeil régulier sur la bande de roulement et un passage par la case géométrie en cas de doute forment un trio simple et efficace pour préserver à la fois le portefeuille et la marge de sécurité.

Puis-je monter un pneu 205/55 R16 91H à la place d’un 91V ?

La priorité est de respecter les préconisations du constructeur. Si le manuel indique un indice de vitesse minimal V, il ne faut pas descendre à H, même si la voiture ne roule jamais à 240 km/h. La mise au point châssis et l’homologation ont été faites avec cet indice. Si H figure parmi les indices admis, alors un 91H de bonne qualité conviendra à une utilisation normale, en particulier si vous ne roulez jamais au-delà des vitesses légales.

Un pneu toutes saisons 205/55 R16 remplace-t-il vraiment un pneu hiver ?

Un bon pneu toutes saisons 205/55 R16 améliore nettement la tenue de route par rapport à un pneu été dès que la température baisse, surtout sous la pluie froide. En revanche, sur neige tassée ou verglas, il restera derrière un vrai pneu hiver 3PMSF. Si vous vivez dans une région où les routes restent souvent blanches ou verglacées, un jeu dédié de pneus hiver reste plus sûr. Pour des hivers doux et occasionnellement neigeux, un toutes saisons peut suffire.

Quel prix raisonnable pour un bon pneu 205/55 R16 ?

Pour cette dimension très répandue, on trouve des pneus corrects autour de 50 à 70 € pièce en entrée et milieu de gamme, et plutôt 70 à 110 € pour des modèles premium, été ou hiver. Les écarts de prix se justifient par la longévité, la qualité sur sol mouillé et le bruit. Sur un véhicule familial, viser le milieu de gamme supérieur ou le premium en promo est souvent un bon compromis entre budget et sécurité.

À partir de quelle usure dois-je remplacer mes pneus 205/55 R16 ?

La limite légale est fixée à 1,6 mm de profondeur de sculpture, matérialisée par les témoins d’usure. Pour la sécurité, surtout sur route mouillée, il est plus raisonnable de songer au remplacement dès 3 mm pour un pneu été. Pour un pneu hiver, l’efficacité sur neige chute nettement sous 4 mm, ce qui en fait un seuil pratique de remplacement avant la saison froide.

Changer seulement deux pneus 205/55 R16, c’est acceptable ?

Changer seulement l’essieu le plus usé est courant pour limiter la dépense, mais il faut respecter une règle simple : toujours monter les pneus les plus récents à l’arrière, même sur une traction. En cas de perte d’adhérence, il est plus facile de rattraper un léger sous-virage qu’un décrochage brutal du train arrière. Idéalement, un remplacement par 4 reste la solution la plus homogène, surtout sur un véhicule équipé d’aides électroniques sensibles.

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