Guide d’achat Porsche 911 996 Carrera 4S : coupé ou cabriolet ?

La 996 Carrera 4S est sans doute la 911 la plus mésestimée des trente dernières années. Refroidissement par eau qui a refroidi les puristes, phares « œufs » qui n’ont jamais convaincu, IMS qui plane au-dessus de chaque transaction. Et pourtant, à 35 000-50 000 € en 2026, c’est probablement la dernière vraie 911 quatre ... Lire plus
Antoine Châtelet
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La 996 Carrera 4S est sans doute la 911 la plus mésestimée des trente dernières années. Refroidissement par eau qui a refroidi les puristes, phares « œufs » qui n’ont jamais convaincu, IMS qui plane au-dessus de chaque transaction. Et pourtant, à 35 000-50 000 € en 2026, c’est probablement la dernière vraie 911 quatre roues motrices accessible à un budget raisonnable. Reste à choisir entre coupé et cabriolet, et c’est là que ça se complique.

Ce que la 4S a de différent

La 996 Carrera 4S débarque en 2001 sur la base de la Turbo : carrosserie élargie, voies arrière plus larges de 60 mm, freinage Big Red à étriers monobloc rouges, jantes 18 pouces de série. Sous le capot moteur, on retrouve le flat-six 3.6 atmosphérique de 320 ch, pas le 3.6 biturbo de la Turbo, donc, couplé à la transmission intégrale Porsche Traction Management.

Le résultat : une 911 plus large, plus stable que la Carrera 2 ou 4 standard, qui se rapproche visuellement de la Turbo sans en partager le tarif d’entretien.

Coupé : la version puriste

Côté chiffres, le coupé pèse 1 470 kg et passe le 0 à 100 km/h en 5,1 secondes. Rien d’extraordinaire en valeur absolue, mais la rigidité de caisse autorise une utilisation circuit ponctuelle sans flagornerie.

Le coupé a aussi pour lui une valeur résiduelle plus tenue. En 2026, un coupé Carrera 4S phase 2 (millésime 2003-2005) avec moins de 90 000 km, IMS fiabilisé et carnet à jour se négocie entre 42 000 et 52 000 €. La phase 1 (2001-2002), plus rare et avec des problèmes mineurs corrigés en phase 2, descend autour de 35 000-40 000 €.

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Cabriolet : compromis ou évidence ?

Le cabriolet ajoute environ 70 kg, perd un peu en rigidité (renforts d’origine moins efficaces que sur les 911 ultérieures), et coche une case que beaucoup négligent : il ouvre la porte à un usage 100 % balade sans renoncer aux performances. Toit en toile, arceau de sécurité escamotable, capote totalement automatique en 20 secondes.

Côté budget, le cabriolet décote plus vite que le coupé : comptez entre 32 000 et 45 000 € pour un exemplaire phase 2 IMS fiabilisé. Les modèles avec hard-top d’origine (rares) gagnent 2 000 à 3 000 € à la revente.

Mon conseil sec

Si vous comptez l’utiliser au quotidien et faire ponctuellement du circuit (Charade, Dijon-Prenois), prenez le coupé : la rigidité de caisse change tout, la valeur résiduelle aussi. Si c’est une voiture passion pour rouler le week-end et faire des sorties club, le cabriolet a plus de charme et coûte moins cher à l’achat. Côté défauts à vérifier sur les deux versions : IMS bien sûr, mais aussi les fuites RMS (roulement étanche du vilebrequin), les bobines crayon (changement régulier conseillé) et les radiateurs avant qui se bouchent avec les feuilles mortes.

Pour les modèles tout en bas de la fourchette de prix (28 000-32 000 €), méfiance : ce sont souvent des voitures à kilométrage élevé, sans IMS fait, ou avec un historique d’entretien partiel. Une 996 Carrera 4S à ce niveau de tarif sans dossier complet, c’est non.

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